Bien que la critique du TGV, dans son principe même (et non la seule contestation du tracé de ses lignes), ait été le fait de trop peu de citoyens, elle a passé la rampe en surfant sur le mouvement social de l'hiver 1995 (voir Silence n°201, février 1996, page 27). Alors, une commission de réflexion sur le devenir de la SNCF a dû reconnaître les coûts exorbitants de l'installation du TGV par rapport à ceux de la mise en service de trains pendulaires (Pendolino italien, X-2000 helvético-suédois, Talgo pendular espagnol, train canadien Bombardier).

Lire la suite...

 

---- Dans les années soixante et soixante-dix, en dépit des antécédents, on espérait encore que l'épanouissement de la conscience puisse triompher des pires égarements. La libération de l’information, l’activation des alarmes, la confrontation des analyses et l'action concertée pouvaient décider de la correction de la trajectoire. Nous voulions y croire. Nous y croyions. Et les extensions inventives du mouvement nous confirmaient dans cette idée.


L'écologisme et les autres mouvements alternatifs constituaient la réponse à la carence des organisations syndicales et politiciennes. Ils portaient une vision d’ensemble cohérente et préfiguraient l'évolution qu'il est plus que jamais nécessaire de réaliser. C’était évidemment beaucoup trop menaçant pour le système qui fit tout ce qu'il fallait pour affaiblir les différents courants et noyer leurs analyses, leurs informations et propositions sous un redoublement de la propagande et quelques autres manipulations encore méconnues aujourd'hui.

Lire la suite...

 

---- La dénonciation de la domination, en tant que plus important polluant des rapports sociaux comme des relations avec les écosystèmes, était l'une des caractéristiques majeures du mouvement écologiste et des autres courants de l'alternative. Elle est maintenant bloquée par la conspiration du silence des très nombreux pratiquants de la spoliation et de la concentration – de la capitalisation – des pouvoirs de penser et d'agir des personnes et des communautés. C'est particulièrement remarquable dans les rangs prétendument anti-capitalistes, voire alternatifs où cette critique est devenue quasi confidentielle. Un sujet tabou, désormais.

Lire la suite...

 

Rappel des principaux faits accompagnant l'article « Mise à mort et renaissance » paru en décembre 1991, dans le n°401 d'Ecologie Infos.

 

 

 

ON NE PEUT PAS COMPRENDRE

GRAND-CHOSE

A LA GUERRE CONTRE L'IRAK

COMME AUX AUTRES DRAMES CONTEMPORAINS

SI ON NE LES SITUE PAS

DANS LE CONTEXTE DES PROJETS DE DOMINATION

QUI BOUSCULENT TOUTE CHOSE

SUR LA PLANETE

DEPUIS PLUSIEURS GENERATIONS

Lire la suite...

 

---- Une des traductions les plus révélatrices de la culture impérialiste est l'oubli que la vie, la nôtre, celle des autres, toute la vie, ne tolère aucune brutalité, qu’elle est sensible et fragile. Très fragile.

---- Dissociation, rivalité, opposition, exclusion, compétition - et même compétitivité (certains vont jusqu'à parler de compétition scolaire)... l'essentiel de la culture de la domination qui, se maquillant de "modernité", se prétend plus évoluée que toute autre, est une culture de la négation des dynamiques qui construisent la vie, une culture "anti-nature" telle qu'elle se définit elle-même, une culture du conflit, la culture de la guerre totale par excellence. Elle est la première des pollutions.

Lire la suite...

 

---- Nous découvrons une révolution douce et réfléchie infiniment plus efficace que tous les courants réformistes et revendicatifs qui demeurent soumis au paradigme impérialiste au point de le reproduire fidèlement, ou que les partis violents qui offrent le flanc à la manipulation et à la répression, quand ils ne les stimulent pas. Elles nous montrent que même des situations qui semblaient désespérées peuvent être rétablies, mais à la condition de s'émanciper complètement de toute domination…

Lire la suite...

 

"Aucun homme n’est une île, un tout, complet en soi ; tout homme est un fragment du continent, une partie de l’ensemble (...) la mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain"
John Donne, 1572 – 1631

Phénomène suscité et entretenu par la production des étoiles et leur flux d'énergie, la vie n'a cessé d'engendrer de l'organisation par association des éléments de base, puis par combinaison et recombinaison de ses créations.

 

Lire la suite...

 

---- La Révolution Française a été portée au pinacle de la mythologie de la liberté. Elle a servi de référent révolutionnaire universel. Mais, résultat d'une propagande intense, c'est essentiellement la version de la bourgeoisie et d'une jeune frange de l'aristocratie qui nous est servie. Celle qui conforte les structures dominantes héritées de cette époque et de plus longtemps, cela va de soi. L'analyse critique des évènements et l'histoire des falsifications qui ont détourné le mouvement est plus difficile à découvrir.

Lire la suite...

 

---- "Coupé de la terre, le coeur de l’homme devient dur" - Bushman
Dernière chasse aux Bushmen autorisée : 1953

La perception très amoindrie des interrelations constitutives de la personne et de l’environnement, l'incompréhension de leurs dynamiques foisonnantes et créatrices (de leur nature holiste), la perte du sens des relations d'interdépendance avec les ensembles qui nous englobent et auxquels nous devons donc contribuer, occultent la majeure partie des réalités, amputent la conscience et l'exposent aux influences les plus étranges. Là commence la perversion de nos motivations et le reniement de la société et de "la nature". C'est l'origine des dérives fondatrices des comportements aberrants et des réalisations faites au détriment des autres et de l'ensemble.

Lire la suite...

 

<< Début < Précédent 1 2 Suivant > Fin >>